mardi 19 juillet 2011
samedi 16 juillet 2011
[Tunisie / 6 mois : des ex-prisonniers politiques en grève de la faim]
des ex-prisonniers politiques en grève de la faim |
| Publié le Mercredi 13 Juillet 2011 à 10:20 sur Gnet |
Ils soulignent dans un communiqué publié hier que "le retour annoncé des ex-prisonniers politiques à leurs anciens postes de travail, n’est qu’une supercherie visant à duper l’opinion politique". Ce n’est qu’un petit groupe, ajoutent-ils, appartenant dans sa majorité au secteur public, qui a recouvré son travail, sans que les dispositions de cette loi ne soient appliquées. "Devant cette situation floue, et la récupération des acquis de la révolution, nous annonçons la poursuite de notre grève de la faim, et nous nous félicitions de la position de l’UGTT qui soutient nos revendications", relèvent-ils. Ils rendent hommage aux partis politiques, aux personnalités nationales et aux activistes des droits de l’Homme qui les soutiennent dans leur combat. Les grévistes expriment leur détermination à continuer leur combat, pour, disent-ils, "réaliser une justice transitoire qui est essentielle pour parvenir à la réconciliation nationale". "Il n y aura ni justice, ni dignité sans la réhabilitation des victimes de la corruption et du despotisme" , ajoutent-ils dans leur communiqué. |
mercredi 13 juillet 2011
[Six mois plus tard, la révolution tunisienne...]
Fin 2010. C’est un petit pays, à peine 10 millions d’habitants... Héritage d’un passé lointain, on y parle deux langues. Le gouvernement expédie les affaires courantes car il est provisoire. Le premier ministre a déjà beaucoup servi. Les pays voisins, la France notamment, y contrôlent un paquet d’entreprises. L'Europe libérale y a imposé sa loi.
Ce pays s’appelle la Tunisie. Le 28ème pays européen en quelque sorte. Celui dans lequel plus de 2200 entreprises européennes -dont 160 belges- afin de pouvoir exploiter en toute quiétude, profitent des services de « notre ami Ben Ali » qui y fait régner l’ordre et la discipline. L'U.E., instrument du capital, a ficelé une convention de partenariat avec la Tunisie de Ben Ali tout à l’avantage de ces entreprises : détaxation totale, liberté d’exporter leurs bénéfices, absence de droits de douanes pour les produits réexpédiés vers l’Europe et paiement des « charges sociales » patronales par l’État tunisien… Cerise sur le gâteau, moyennant une « légère rétribution » -sans doute captée par le clan mafieux des Ben Ali/Trabelsi- l’état policier est chargé de bloquer toute migration vers l’Europe.
L’acte désespéré d’un jeune précaire met le feu aux poudres. La contagion est rapide : jeunes chômeurs, travailleurs précaires, lycéens, étudiants et travailleurs organisés entrent successivement dans la lutte. La classe moyenne fragilisée et endettée suit.
Un mois après le début du mouvement, le 14 janvier 2011, la grève générale oblige le tyran à s’enfuir en catastrophe (oubliant même de vider ses armoires à Sidi Bousaïd). Nul doute qu’au dernier moment, ses employeurs ont compris qu’il était temps de le lâcher pour préserver l’essentiel. Mais c’est le peuple qui l’a obligé à dégager.
Par la suite, fort de cet exemple, c’est tout le versant sud de la méditerranée qui se met en mouvement, chassant ou ébranlant sérieusement le pouvoir en Egypte, en Libye, au Yémen, à Bahreïn, à Oman, au Koweït, en Jordanie, en Arabie Saoudite, en Algérie et au Maroc. Et l’onde de choc s’est fait ressentir au Burkina, en Chine…
Six mois plus tard, la révolution tunisienne a (momentanément) suspendu sa marche mais elle a redonné un sens à nos combats ici.
A nous de profiter de ses enseignements.
D’abord la puissance des masses en mouvement. Ensuite la rapidité avec laquelle le peuple apprend dans la lutte, et la radicalisation qui en découle. La révolution, ce n’est pas qu’un moment, c’est une dynamique porteuse. Ceux qui se sont lancés dans le mouvement pour améliorer leur sort ne veulent pas arrêter avant d’avoir achevé le processus, ni le limiter à un nettoyage sommaire.
Enfin que la violence ne vient pas du camp de la révolution mais est utilisée par le pouvoir pour se maintenir coûte que coûte.
Le 13 juillet 2011
fRED
lundi 4 juillet 2011
[Di Rupo : le show du transformiste]
Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement
selon toute la loi que Moïse, Mon Serviteur, t'a prescrite ;
ne t'en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir
dans tout ce que tu entreprendras
Josué 1:7.
Di Rupo : le show du transformiste
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| "toi et moi nous nous comprenons..." |
Au cours des dernières semaines, la presse a minutieusement préparé le terrain. En gros, voici le décor qui est monté en prévision du spectacle que s’apprête à livrer EDR : en toile de fond une « interminable » crise gouvernementale qui « nuit gravement à l’image de notre pays aux yeux des investisseurs ». à droite, une Commission Européenne qui s’époumone « il faut rétablir l’orthodoxie budgétaire ! ». à gauche (enfin, il fallait bien les mettre quelque part…), quelques « grands hommes » (y compris des femmes) attendent en se chamaillant gentiment, le « souverain », de retour de Monaco avec sa famille. Il fait beau, la fenêtre est ouverte et on voit le ciel bleu. On entend une rumeur « automobile » à proximité : c’est le début des vacances, on ne fait plus la file aux portes (des écoles « chics ») de Bruxelles mais aux check-points des festivals et aux péages d’autoroutes… La RTBF rediffuse ses vieilles émissions et le narco-tour vient de débuter. C’est l’été.
Soudain, dans une étincelante lumière, apparaît celui qui « a tellement travaillé » pour « sauver notre pays », celui qui n’a pas hésité à troquer son « poing levé » contre une « main tendue »…
Voilà, à ce stade-là, la salle est sensée applaudir, le spectacle est déjà une remarquable réussite. Il reste à réciter un texte, un peu décalé, dans lequel les « menaces » évoquées ces derniers temps dans la presse, se dégonflent. Rassurant mais déterminé, EDR commente son époustouflante prestation : « au bout de cette longue ligne droite je peux vous dire que le chemin a été long et semé d’embuches que nous sommes parvenus à contourner sans mettre un pied de travers, il n’y avait pas d’alternative, il fallait faire quelques concessions mais nous avons préservé l'essentiel ».
mardi 28 juin 2011
[Toute la Grèce à Syntagma (Athènes) ! ]
Appel du 26 juin de l’assemblée populaire de la place Syntagma
48 heures dans les rues – Toute la Grèce à Syntagma (Athènes) !
Les parcours de notre rassemblement des 28 et 29 Juin.
Nous sommes à quelques heures de la mobilisation que nous allons réaliser dans toute la Grèce les 28 et 29 juin. Tout indique que la grève générale de deux jours peut prendre la dimension d’un soulèvement à travers le pays, un soulèvement qui sera le tombeau du “paquet” de coupes sociales du gouvernement. Cette bataille n’est pas seulement importante pour notre avenir, elle est une lueur d’espoir pour tous les peuples du monde qui veulent prendre leurs vies entre leurs vos mains. C’est le point de départ dans une nouvelle direction.
Le 28 Juin, nous nous concentrerons dès 9 heures sur la Place Syntagma pour attendre l’arrivée de manifestations de travailleurs en grève et nous nous rejoindrons sur la place. À 18 heures, un grand concert populaire commencera et durera jusqu’à la nuit.
Le 29 Juin nous coordonnerons toutes nos forces pour mettre en œuvre l’encerclement total du Parlement. Les Assemblées de la banlieue nord d’Athènes se rassembleront à 8 h du matin au métro Evangelismos. Seront présentes les Assemblées populaires de Agia Paraskevi, Halandri Holargos Papagou Zoographos, Glyka Nera, Pallini, Galatsi, Maroussi, Héraklion, Nea Ionia, Patision, Nea Philadelphia, Gizi, Le Pirée, Ambelokipi-Hôpital de la Croix Rouge, Polygone. Les Assemblées populaires des quartiers Sud et Est se retrouverons à 8 h au stade de Kalimarmaro. Il y aura les assemblées de Nea Smirni, Bironas, Agios Dimitrios, Voula-Vari, Neos Kosmos, Petralona-Thissio-Koukaki, Heleniko. Les quartiers de l’ouest Petropoli. Egaleo, Peristeri, Haidari, Agio Anargyri-Kamateros se rassembleront sur la place Syntagma, (rues de Amalia et B. Sofia). Les syndicats et les assemblées du reste de la Grèce participeront également en différents points de rassemblement
Pour les personnes qui viendront d’autres régions de Grèce des lieux d’hébergement ont été préparés. Pour les personnes qui pour une raison quelconque ne peuvent pas participer à pied aux divers lieux de rassemblements, il est important qu’ils aident l’encerclement avec leurs voitures dès huit heures, et pourront participer à une “manifestation motorisée”. Si des centaines de voitures roulent à des vitesses entre 10 et 20 km/h sur les avenues Kifissia, Mesogeion et Michalakopoulos et reviennent par des itinéraires alternatifs lorsque les agents de la circulation les détourneront, elles pourront créer un énorme problème pour l’accès des députés au Parlement. Nous insistons sur le fait que nous continuons comme nous l’avons fait depuis le 25 mai jusqu’à aujourd’hui, avec notre caractère massif et notre détermination comme principales armes de lutte. Nous demandons instamment à tout le monde de respecter et de conserver cette option.
Au Gouvernement et aux commissaires de la Troïka nous les prévenons : qu’ils ne pensent pas une seconde qu’ils vont réussir à briser notre mobilisation par la répression.
A ce qu’a dit T. Pangalos [vice-premier ministre] qu’il faut choisir entre “le paquet de mesures ou les tanks”, nous lui répondons que “la pomme tombe de l’arbre”, et qu’il se souvienne de son grand-père ! [Le grand-père du vice-premier ministre actuel a été le général responsable du coup d’Etat de 1925 et fut ensuite nommé premier ministre pendant la “dictature de Pangalos” de 1925-1926].
Nous ne partirons pas tant qu’ils ne partent pas, eux et leur “paquet de mesures” Les places sont à nous. La raison est de notre côté.
Nous exigeons l’évidence : LIBERTÉ - JUSTICE - DIGNITÉ
Ayons confiance en notre force. C’est ou nous, ou eux.
Nous sommes condamnés à vaincre. Le paquet des mesures ne passera pas!
Démocratie directe maintenant !
L’assemblée populaire de la place Syntagma, le 26 juin, 2011
vendredi 24 juin 2011
[Grèce : 28 et 29 juin : « Ou nous, ou eux ! »]
Résolution de l’Assemblée de la Place Syntagma (Athènes) du 22 juin
48 heures dans les rues !
Tout le pays à la Place Syntagma. Le Mémorandum ne passera pas !
Appel à toute la Grèce à rejoindre la Place Syntagma pour empêcher le programme d’austérité
Pendant un mois, nous avons inondé les places du pays en luttant pour prendre nos vies entre nos mains. À la fin du mois de juin, notre combat arrive à un tournant. Le gouvernement qui a zéro soutien social tente de faire passer le “Mémorandum” [Ensemble des mesures d’austérité en échange du versement d’un nouveau prêt]. Ce plan ne doit pas passer. Nous ne pouvons pas permettre le pillage de la richesse sociale, nous ne sommes pas prêts de tolérer la misère des plus nombreux pour garantir les profits de quelques-uns. Les manœuvres des médias, les remaniements bidons et les chantages du gouvernement, du FMI, et de l’UE, ne nous trompent pas. Maintenant, nous savons que le dilemme n’est pas entre le “Mémorandum” et la “faillite” parce que le “Mémorandum” mène avec une précision mathématique à la dévastation de la société.
Les syndicats ont appelé à une Grève Générale de 48 heures pendant les deux jours du processus de débats et de vote du Mémorandum au Parlement. Pendant ces deux jours, personne ne doit travailler, consommer ou soutenir la moindre tentative de briser la grève. Dans la matinée du premier jour de la grève, nous nous rassemblerons sur la Place de la Constitution (Syntagma), avec les assemblées populaires de toutes les régions du pays et de tous les quartiers d’Athènes.
Le jour du vote du Mémorandum, nous encerclerons le Parlement et nous enverrons le message qu’il est rejeté par le peuple !
Pendant un mois nous avons montré qu’il n’y a pas d’“impasse” et que nous avons le pouvoir de tracer une voie nouvelle pour la société. Il est maintenant temps de passer à la prochaine grande étape. Maintenant notre heure est venue, maintenant nous parlons !
Ou nous, ou eux - Démocratie directe maintenant !
L’assemblée populaire de la Place de la Constitution (Syntagma),
Athènes, 22 juin 2011
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