jeudi 24 janvier 2013

[241 milliards de dollars]



241 milliards de dollars
C’est la crise !
Selon le "Billionaires Index" de l'agence Bloomberg, les 100 plus grandes fortunes mondiales ont vu leurs avoirs progresser de 241 milliards de dollars (182 milliards €) en 2012.
Ensemble ils sont en possession de 1.900 milliards de dollars (1.426 milliards €). Tout ceci est évidemment le fruit de leur travail.
Tenant compte qu’en moyenne un travailleur belge gagne 1.680€ par mois (1) il devrait travailler 8.488 mois (707 années !) sans rien dépenser pour accumuler une telle fortune.
Il n’y a pas de belge dans cette liste de cent fortunés… ouf !

(1) Selon l’Institut pourun Développement Durable (www.iddweb.be)

mercredi 23 janvier 2013

[Emploi : la Wallonie généreuse ? ]


Emploi : la Wallonie généreuse ?
J’ai lu ceci sur 6com (1) « Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), la Belgique consacre 3,58 % de son PIB au financement de ses politiques d'emploi et d'aides aux demandeurs d'emploi, soit 12,7 milliards d'euros. C'est beaucoup plus que la plupart des pays européens. Plus de 60 % du budget total (7,8 milliards d'euros) sert à payer les allocations de chômage et les pensions. Par ailleurs, la Belgique dépense environ 4,9 milliards d'euros pour ses politiques dites "actives" (titres-services, plan Activa, APE, ACS,...). »
Première réaction : peut-on considérer  que les dépenses de Sécurité Sociale en matière de chômage et de pensions sont des dépenses pour l’emploi ? D’autant plus que le financement de la Sécu est assuré par des cotisations sociales qui forment un salaire indirect que les travailleurs mettent dans un pot commun pour « s’assurer » pendant les périodes d’inactivité…

Deuxièmement, le niveau des allocations chute, les exclusions et sanctions pleuvent, entrainant une détérioration équivalente des conditions d’emploi. Mais les dépenses totales de chômage augmentent. Évidemment !, en raison du manque d’emplois. D’ailleurs le rapport de l’OIT est particulièrement pessimiste à ce sujet : «  Le chômage dans le monde va dépasser le seuil des 202 millions de personnes en 2013, et battre le record absolu de 199 millions qui date de 2009, a estimé l’Organisation internationale du Travail. » (Le Soir – 22/01/13)
Parallèlement on apprend que la Wallonie et son ministre de l’emploi vont lancer un nouveau dispositif « d’aide à l’emploi » : « Le futur dispositif sera plus attractif, souligne André Antoine. La Wallonie n’aura jamais été aussi généreuse dans l’aide à la création d’emplois. » (Le Soir – 23/01/13)
Notons que le dispositif précédent (« APE-marchand » en vigueur de 2002 à 2012) ne plaisait pas trop à l’Union européenne qui y voyait une aide indirecte aux entreprises…
On se demande si le nouveau dispositif ne peut pas être classé dans la même catégorie, il pourrait en effet rapporter aux employeurs (en 5 ans)  jusque 37.500 € par emploi créé. L’équivalent de 4 années d’indemnisation pour un chômeur… Et pourtant, malgré tous ces machins, les plans « sur la comète » de l’emploi ne décollent pas ! La Belgique est plus généreuse avec les patrons (qui licencient ou n’embauchent pas) qu’avec les demandeurs d’emploi (qui n’en trouvent pas).
Cherchez l’erreur…

(1) le « produit d'information développé par la FGTB Métal Liège-Luxembourg » (c’est comme cela qu’ils appellent leur site)…

lundi 21 janvier 2013

[les droits zaquis]

 "Vu la si­tua­tion dans la­quelle nous sommes, il fau­dra tou­cher aux droits ac­quis", a dé­cla­ré Pie­ter Tim­mer­mans, l'ad­mi­nis­tra­teur dé­lé­gué de la Fé­dé­ra­tion des En­tre­prises de Bel­gique (FEB), dans les co­lonnes de Metro. "Lorsque les choses vont mal, il peut être ten­tant de se tour­ner vers la pro­tec­tion des droits ac­quis, vers la dé­fense de ce qu'on a, sans vrai­ment tenir compte des be­soins de l'autre. Mais cette façon de faire ne mène à rien, car le monde change".

Je suis totalement d'accord avec ce raisonnement : dans la situation actuelle, après trente ans de cadeaux au patronat, de dérégulation en défiscalisation, de réduction des charges sociales en mesures pour la compétitivité, "sans vraiment tenir compte des besoins de l'autre", il est grand temps de toucher aux droits acquis par les patrons, les actionnaires, les riches, les artistes/réfugiés et les rennes de St Nicolas.
On commence quand?
fRED

dimanche 20 janvier 2013

[Costa Fabiola?]

la société Costa Croisières, qui opère dans plusieurs pays européens, n’a payé ni TVA ni impôt sur les sociétés en France.

C'est le site du Vif qui publie l'information (1)...
"Le paquebot Costa Concordia gît depuis un an dans la Méditerranée, près de la côte toscane, mais son propriétaire a su conserver son argent bien au sec. En l’espace de six ans, la société Costa Croisières, qui opère dans plusieurs pays européens, n’a payé ni TVA ni impôt sur les sociétés en France. Les as de l’optimisation fiscale tels que Google, Microsoft ou encore Facebook ont trouvé leur maître. De quoi passablement irriter la brigade financière, qui, selon nos informations, a réalisé une perquisition au siège français de l’entreprise, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en juillet 2012.
« Leur démarche a été motivée par notre changement de statut de filiale à celui de succursale, en 2006 », explique une porte-parole de Costa Croisières. Cette modification n’a rien d’anodin, puisqu’elle permet de faire remonter vers la maison mère, basée à Gênes, la totalité du chiffre d’affaires enregistré dans l’Hexagone lors d’une vente réalisée soit directement sur Internet, soit via des revendeurs. « Cette disposition est légale. Elle s’applique à toutes les entreprises maritimes ou aériennes en fonction d’accords européens signés entre les Etats. Il est évident que nous ne fraudons pas le fisc. Nous bénéficions d’un dispositif avantageux autorisé par la loi », ajoute-t-elle.
Pour la seule année 2011, Costa dans son ensemble a affiché un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros, notamment grâce à ses deux principaux marchés, l’Italie et la France. Les Français, deuxième nationalité la plus représentée, avec quelque 200 000 passagers par an, pèsent dans la balancepour près de 10 %, soit environ 300 millions d’euros encaissés directement chez les Italiens. Le même procédé est utilisé pour les activités en Allemagne, où le groupe détient la marque Aida Cruises. « La majorité des gains sont exemptés de l'impôt sur les sociétés en vertu du traité entre l’Italie et l’Allemagne », indique Carnival, société mère de Costa Croisières, cotée aux Etats-Unis.

(1) http://www.levif.be/info/actualite/economie/costa-concordia-un-an-apres-la-croisiere-s-evade-fiscalement/article-4000232407835.htm

samedi 19 janvier 2013

[L'exploitation de l'Homme par l'Homme]

Bob, un ingénieur informatique dans une société américaine, venait tous les jours tranquillement au bureau et terminait son travail à l’heure… sauf que celui-ci était réalisé par une société située à Shenyang, une ville située dans le nord-est de la Chine... Régulièrement ses supérieurs le félicitaient pour la qualité de son travail. Il a même été désigné "employé du mois" à plusieurs reprises! Mais quand ils ont découvert qu'il sous-traitait son boulot en Chine, ils l'ont viré.
Bob ne faisait pourtant qu'appliquer les règles de "l'exploitation de l'homme par l'homme" à son échelle. En tirant profit, comme les actionnaires, de la force de travail qu'il achetait à moindre pris (20% de son propre salaire) pour la transformer en plus-value pendant qu'il surfait sur le net et jouait en ligne, peinard.
Ceci dit je pense que le travailleur chinois, qui par le même coup s'est fait virer, devrait intenter une action contre l'employeur de Bob qui a rompu un contrat tacite qui les liait et dont l'employeur s'était largement félicité (et certainement enrichi).
fRED

mercredi 16 janvier 2013

1,616 milliards

Selon le tableau de bord des aides d’État 2012 de la Commission européenne (1), le volume des aides publiques en faveur du secteur financier dont ont effectivement bénéficié les banques entre octobre 2008 et le 31 décembre 2011 s’élevait à quelque 1 600 milliards d'euros (13 % du PIB de l’UE). C'est ce qu'on apprend dans un communiqué de presse officiel de la Commission européenne.
"Entre 2008 et le 31 décembre 2011, 1 616 milliards d'euros ont été effectivement utilisés pour aider les établissements financiers. Il s’agissait, d’une part,
- d’aides de trésorerie: 1 174 milliards d'euros (9,3 % du PIB de l’UE) au titre des garanties publiques sur le financement des banques et d’autres mesures (à court terme) destinées à soutenir la liquidité; et, d’autre part, - de mesures destinées à soutenir leur solvabilité: 442 milliards d'euros (3,5 % du PIB de l’UE) pour les mesures de recapitalisation et le traitement des actifs dépréciés.
Trois États membres ont bénéficié de près de 60 % de l'ensemble de l'aide utilisée: le Royaume-Uni (19 %), l’Irlande (16 %) et l’Allemagne (16 %)."

(1) Le tableau de bord, avec les annexes, statistiques et indicateurs pour l'ensemble des États membres, est disponible à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/comm/competition/state_aid/studies_reports/studies_reports.html