Il y a trente ans, les sidérurgistes à Bruxelles
Un reportage de la RTB en 1982. A la fin du billet, un métallo déclare : "Ce sont des fumiers! D'ailleurs on le disait avant, il faut oser tuer son père et sa mère pour rentrer à la gendarmerie. Pour être sidérurgiste, il faut savoir travailler, c'est tout!"
Notez aussi, au début du reportage, la tête du cortège, Gillon et Staquet (FGTB) et Spitaels (PS) au coude à coude...
voir la vidéo : http://www.sonuma.be/
mercredi 30 janvier 2013
jeudi 24 janvier 2013
[Di Rupo invente la « Solidarité Notionnelle »]
De Davos où il vient de vanter les «intérêts notionnels» devant le gratin économique et politique de la mondialisation capitaliste, Monsieur Di Rupo twitte le texte suivant : «ArcelorMittal: je soutiens les travailleurs. C'est le premier message cette après-midi lors de ma rencontre avec Lakshmi Mittal».Une rencontre avec le boss d’Arcelor Mittal, Lakshmi, l’homme qui aime le ski de fond en montagne et est classé comme 39ème fortune du monde d’après l'agence Bloomberg... Celui dont les entreprises ne paient que des cacahuètes d’impôts à la Belgique grâce aux « intérêts notionnels » justement…
Que va-t-il se passer ? Di Rupo, ce dangereux marxiste, selon les milieux patronaux flamands, va-t-il faire son habituel «maximum-maximorum pour sauver ce qui peut l’être à Liège » ? Lui planter une fourchette à dessert dans la main, lui arracher un œil, ou le menacer de nationaliser toutes ses usines ?
Ou bien, chose plus probable, se contentera-t-il de se féliciter d’avoir inventé un nouveau concept : la «solidarité notionnelle», celle, conceptuelle, distante, non-figurative, idéelle, qui permet de se faufiler entre les gouttes et d’attendre que l’orage passe ?
fRED
[241 milliards de dollars]
241 milliards de dollars
C’est la crise !
Selon le "Billionaires Index" de l'agence
Bloomberg, les 100 plus grandes fortunes mondiales ont vu leurs avoirs
progresser de 241 milliards de dollars (182 milliards €) en 2012.
Ensemble ils sont en possession de 1.900 milliards de
dollars (1.426 milliards €). Tout ceci est évidemment le fruit de leur travail.
Tenant compte qu’en moyenne un travailleur belge gagne 1.680€
par mois (1) il devrait travailler 8.488 mois (707 années !) sans rien dépenser pour accumuler une
telle fortune.
Il n’y a pas de belge dans cette liste de cent fortunés…
ouf !
(1) Selon l’Institut pourun Développement Durable (www.iddweb.be)
mercredi 23 janvier 2013
[Emploi : la Wallonie généreuse ? ]
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Emploi : la Wallonie généreuse ?
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J’ai lu ceci
sur 6com (1) « Selon l'Organisation
internationale du travail (OIT), la Belgique consacre 3,58 % de son PIB au
financement de ses politiques d'emploi et d'aides aux demandeurs d'emploi,
soit 12,7 milliards d'euros. C'est beaucoup plus que la plupart des pays
européens. Plus de 60 % du budget total (7,8 milliards d'euros) sert à payer
les allocations de chômage et les pensions. Par ailleurs, la Belgique dépense
environ 4,9 milliards d'euros pour ses politiques dites "actives"
(titres-services, plan Activa, APE, ACS,...). »
Première réaction : peut-on considérer que les dépenses de Sécurité Sociale en
matière de chômage et de pensions sont des dépenses pour l’emploi ? D’autant
plus que le financement de la Sécu est assuré par des cotisations sociales
qui forment un salaire indirect que les travailleurs mettent dans un pot
commun pour « s’assurer » pendant les périodes d’inactivité…
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Deuxièmement, le niveau des allocations chute, les
exclusions et sanctions pleuvent, entrainant une détérioration équivalente des
conditions d’emploi. Mais les dépenses totales de chômage augmentent. Évidemment !,
en raison du manque d’emplois. D’ailleurs le rapport de l’OIT est
particulièrement pessimiste à ce sujet : « Le chômage dans le monde va dépasser le seuil des 202 millions
de personnes en 2013, et battre le record absolu de 199 millions qui date de
2009, a estimé l’Organisation internationale du Travail. » (Le Soir –
22/01/13)
Parallèlement on apprend que la Wallonie et son ministre
de l’emploi vont lancer un nouveau dispositif « d’aide à l’emploi » :
« Le futur dispositif sera plus attractif,
souligne André Antoine. La
Wallonie n’aura jamais été aussi généreuse dans l’aide à la création d’emplois.
» (Le Soir – 23/01/13)
Notons que le dispositif précédent (« APE-marchand » en
vigueur de 2002 à 2012) ne plaisait pas trop à l’Union européenne qui y voyait
une aide indirecte aux entreprises…
On se demande si le nouveau dispositif ne peut pas être
classé dans la même catégorie, il pourrait en effet rapporter aux employeurs (en
5 ans) jusque 37.500 € par emploi créé. L’équivalent
de 4 années d’indemnisation pour un chômeur… Et pourtant, malgré tous ces
machins, les plans « sur la comète » de l’emploi ne décollent
pas ! La Belgique est plus généreuse avec les patrons (qui licencient ou n’embauchent
pas) qu’avec les demandeurs d’emploi (qui n’en trouvent pas).
Cherchez l’erreur…
(1) le « produit
d'information développé par la FGTB Métal Liège-Luxembourg » (c’est comme
cela qu’ils appellent leur site)…
lundi 21 janvier 2013
[les droits zaquis]
"Vu la situation dans laquelle nous sommes, il faudra toucher aux droits acquis",
a déclaré Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la
Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), dans les colonnes
de Metro. "Lorsque les choses vont mal, il peut être tentant de se
tourner vers la protection des droits acquis, vers la défense de ce
qu'on a, sans vraiment tenir compte des besoins de l'autre. Mais
cette façon de faire ne mène à rien, car le monde change".
Je suis totalement d'accord avec ce raisonnement : dans la situation actuelle, après trente ans de cadeaux au patronat, de dérégulation en défiscalisation, de réduction des charges sociales en mesures pour la compétitivité, "sans vraiment tenir compte des besoins de l'autre", il est grand temps de toucher aux droits acquis par les patrons, les actionnaires, les riches, les artistes/réfugiés et les rennes de St Nicolas.
On commence quand?
fRED
Je suis totalement d'accord avec ce raisonnement : dans la situation actuelle, après trente ans de cadeaux au patronat, de dérégulation en défiscalisation, de réduction des charges sociales en mesures pour la compétitivité, "sans vraiment tenir compte des besoins de l'autre", il est grand temps de toucher aux droits acquis par les patrons, les actionnaires, les riches, les artistes/réfugiés et les rennes de St Nicolas.On commence quand?
fRED
dimanche 20 janvier 2013
[Costa Fabiola?]
la société Costa Croisières, qui
opère dans plusieurs pays européens, n’a payé ni TVA ni impôt sur les
sociétés en France.
C'est le site du Vif qui publie l'information (1)...
"Le paquebot Costa Concordia gît depuis un an dans la Méditerranée, près de la côte toscane, mais son propriétaire a su conserver son argent bien au sec. En l’espace de six ans, la société Costa Croisières, qui opère dans plusieurs pays européens, n’a payé ni TVA ni impôt sur les sociétés en France. Les as de l’optimisation fiscale tels que Google, Microsoft ou encore Facebook ont trouvé leur maître. De quoi passablement irriter la brigade financière, qui, selon nos informations, a réalisé une perquisition au siège français de l’entreprise, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en juillet 2012.
« Leur démarche a été motivée par notre changement de statut de filiale à celui de succursale, en 2006 », explique une porte-parole de Costa Croisières. Cette modification n’a rien d’anodin, puisqu’elle permet de faire remonter vers la maison mère, basée à Gênes, la totalité du chiffre d’affaires enregistré dans l’Hexagone lors d’une vente réalisée soit directement sur Internet, soit via des revendeurs. « Cette disposition est légale. Elle s’applique à toutes les entreprises maritimes ou aériennes en fonction d’accords européens signés entre les Etats. Il est évident que nous ne fraudons pas le fisc. Nous bénéficions d’un dispositif avantageux autorisé par la loi », ajoute-t-elle.
Pour la seule année 2011, Costa dans son ensemble a affiché un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros, notamment grâce à ses deux principaux marchés, l’Italie et la France. Les Français, deuxième nationalité la plus représentée, avec quelque 200 000 passagers par an, pèsent dans la balancepour près de 10 %, soit environ 300 millions d’euros encaissés directement chez les Italiens. Le même procédé est utilisé pour les activités en Allemagne, où le groupe détient la marque Aida Cruises. « La majorité des gains sont exemptés de l'impôt sur les sociétés en vertu du traité entre l’Italie et l’Allemagne », indique Carnival, société mère de Costa Croisières, cotée aux Etats-Unis.
(1) http://www.levif.be/info/actualite/economie/costa-concordia-un-an-apres-la-croisiere-s-evade-fiscalement/article-4000232407835.htm
C'est le site du Vif qui publie l'information (1)...
"Le paquebot Costa Concordia gît depuis un an dans la Méditerranée, près de la côte toscane, mais son propriétaire a su conserver son argent bien au sec. En l’espace de six ans, la société Costa Croisières, qui opère dans plusieurs pays européens, n’a payé ni TVA ni impôt sur les sociétés en France. Les as de l’optimisation fiscale tels que Google, Microsoft ou encore Facebook ont trouvé leur maître. De quoi passablement irriter la brigade financière, qui, selon nos informations, a réalisé une perquisition au siège français de l’entreprise, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en juillet 2012.
« Leur démarche a été motivée par notre changement de statut de filiale à celui de succursale, en 2006 », explique une porte-parole de Costa Croisières. Cette modification n’a rien d’anodin, puisqu’elle permet de faire remonter vers la maison mère, basée à Gênes, la totalité du chiffre d’affaires enregistré dans l’Hexagone lors d’une vente réalisée soit directement sur Internet, soit via des revendeurs. « Cette disposition est légale. Elle s’applique à toutes les entreprises maritimes ou aériennes en fonction d’accords européens signés entre les Etats. Il est évident que nous ne fraudons pas le fisc. Nous bénéficions d’un dispositif avantageux autorisé par la loi », ajoute-t-elle.
Pour la seule année 2011, Costa dans son ensemble a affiché un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros, notamment grâce à ses deux principaux marchés, l’Italie et la France. Les Français, deuxième nationalité la plus représentée, avec quelque 200 000 passagers par an, pèsent dans la balancepour près de 10 %, soit environ 300 millions d’euros encaissés directement chez les Italiens. Le même procédé est utilisé pour les activités en Allemagne, où le groupe détient la marque Aida Cruises. « La majorité des gains sont exemptés de l'impôt sur les sociétés en vertu du traité entre l’Italie et l’Allemagne », indique Carnival, société mère de Costa Croisières, cotée aux Etats-Unis.
(1) http://www.levif.be/info/actualite/economie/costa-concordia-un-an-apres-la-croisiere-s-evade-fiscalement/article-4000232407835.htm
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