jeudi 21 février 2013

[Ça chauffe...]

Ça chauffe...


boulevard de l'Empereur...
« Paul Magnette et Bruno Tobback demandent plus d'honnêteté de la part de la FGTB » titre la Libre d’aujourd’hui. Sont-ils bien placés ces deux-là pour parler d’honnêteté ? C’est une autre question. En gros ils exigent que les travailleurs et leurs organisations se plient au leitmotiv des Partis dits socialistes : « sans nous ce serait pire ».
Depuis plus de 20 ans que les socialistes « sauvent l’essentiel » au gouvernement en « faisant de la résistance », regardez où nous en sommes… L’honnêteté que vous exigez des autres vous est-elle épargnée ? Pourquoi ne pas leur demander, aux syndicats, de reconnaître que Lance Armstrong ne s’est jamais dopé, que la terre est plate et qu’un Pape est toujours jeune, beau et infaillible ? Ça, Messieurs Magnette et Toback, ce n’est pas de l’honnêteté, c’est de l’agenouillisme. Ce qui semble vous gêner le plus c’est que l’action syndicale redémarre contre les mesures d’austérité que ce gouvernement n’arrête pas d’empiler. Les organisations syndicales devraient en tirer une leçon : ils sont sur le bon chemin quand ils partent à l’action. On ne peut rien attendre de vous. Tout ce qu’on a, on l’a obtenu par la lutte.
fRED

mercredi 20 février 2013

[J'en reste coi...]

Oui vous l'avez remarqué. Cela fait deux semaines que je reste coi. Quoi que je ne sois pas résigné comme pourrait le faire penser le terme "coi" généralement utilisé pour exprimer la résignation qu'on retrouve chez celui qui ne sait plus quoi répondre, qui est à court d'arguments.
Des arguments, j'en ai, mais ils sont de peu de poids face aux armes adverses, comme celle qui a tué un camarade il y deux semaines.
Je vais m'y remettre, y a pas d'avance.
fRED

dimanche 3 février 2013

Vanackere veut allonger le couloir de la mort (au travail)

Vanackere veut allonger le couloir de la mort (au travail)

Steven Vanackere, le vice-Premier ministre et ministre des Finances (CVP) a appelé à un nouvel allongement des carrières avant les prochaines élections, il veut aller plus loin que la réforme des pensions adoptée en début de législature malgré les mouvements de grève que le zélé Vincent Van Quickenborne, ministre des pensions de l’époque avait suscité par ses mesures à la hussarde. Il fait appel à Paul McCartney pour appuyer son propos : « Il faut encore allonger la durée de la carrière. Paul McCartney chantait « Will you still need me when I’m 64? » Moi je voudrais qu’il chante : « Auras-tu encore besoin de moi quand j’aurai 80 ans ! » Le Belge a gagné 15 ans d’espérance de vie et la durée de la carrière n’a presque pas bougé. »

Le travail tue
Aujourd’hui, aux USA et en France notamment, les chiffres indiquent clairement, que l’espérance de vie est en baisse. L’allongement de périodes de travail et les conditions de travail sont des facteurs majeurs de cette baisse à côté de la mal-bouffe, le stress de la vie moderne,... Par exemple des études récentes menées en France sonnent l’alarme en ce qui concerne l’exposition des salariés aux produits toxiques (au moins deux millions de Français, notamment des salariés peu ou pas qualifiés, sont exposés sur leur lieu de travail à des substances cancérigènes). Il y a de fortes probabilités que ces tendances se retrouvent dans les autres pays européens.
fRED

jeudi 31 janvier 2013

[Ce n’est pas la faute aux TEC]

Ce n’est pas la faute aux TEC 
Pour une fois on ne dira que les chauffeurs du TEC « sont encore en grève ».
Ça se passe à Naples. Et là ce sont plutôt les plans d’austérité qui sont en cause. Les bus sont à sec tout simplement parce que la compagnie des transports publics (municipale) est (financièrement) à sec et ne peut payer ses fournisseurs de carburant. Pour le directeur de la compagnie des transports publics de Naples, Renzo Brunetti, "il y a eu des restrictions au niveau du gouvernement national, ce qui a eu des répercussions sur les compagnies municipales de transport. La municipalité de Naples doit faire face à des problèmes de transfert d'argent pour payer ces services qui ne sont pas considérés comme essentiels. On vient après d'autres services publics".
Vu de Davos…
Bon Naples n’est pas la seule autorité publique qui soit victime de l’austérité… N’allons même pas jusqu’en Grèce sous la botte de la Troïka. Prenez le train sur « la dorsale wallonne » et contemplez le désastre des gares laissées à l’abandon. Faites un tour dans les villages : que sont devenus les bureaux de poste, où sont les piscines publiques ? Ne parlons même pas de l’état des routes et autoroutes…
A Davos, ça roule...
A part cela nous vivons une époque formidable. « Croyez-moi, la Belgique a restauré sa crédibilité internationale. Ce fut très visible au Forum économique mondial de Davos, la semaine dernière, malgré la nouvelle très dure tombée au même moment. Aujourd’hui, à nouveau, nombreux sont les créateurs et investisseurs qui regardent notre pays avec un grand intérêt » dixit Monsieur le Premier Ministre ce 29 janvier.
fRED

mercredi 30 janvier 2013

[Il y a trente ans, les sidérurgistes à Bruxelles]

 Il y a trente ans, les sidérurgistes à Bruxelles 
Un reportage de la RTB en 1982. A la fin du billet, un métallo déclare : "Ce sont des fumiers! D'ailleurs on le disait avant, il faut oser tuer son père et sa mère pour rentrer à la gendarmerie. Pour être sidérurgiste, il faut savoir travailler, c'est tout!"
Notez aussi, au début du reportage, la tête du cortège, Gillon et Staquet (FGTB) et Spitaels (PS) au coude à coude...


voir la vidéo :  http://www.sonuma.be/

jeudi 24 janvier 2013

[Di Rupo invente la « Solidarité Notionnelle »]

De Davos où il vient de vanter les «intérêts notionnels» devant le gratin économique et politique de la mondialisation capitaliste, Monsieur Di Rupo twitte le texte suivant : «ArcelorMittal: je soutiens les travailleurs. C'est le premier message cette après-midi lors de ma rencontre avec Lakshmi Mittal».
Une rencontre avec le boss d’Arcelor Mittal, Lakshmi, l’homme qui aime le ski de fond en montagne et est classé comme 39ème fortune du monde d’après l'agence Bloomberg... Celui dont les entreprises ne paient que des cacahuètes d’impôts à la Belgique grâce aux « intérêts notionnels » justement…
Que va-t-il se passer ? Di Rupo, ce dangereux marxiste, selon les milieux patronaux flamands, va-t-il faire son habituel «maximum-maximorum pour sauver ce qui peut l’être à Liège » ? Lui planter une fourchette à dessert dans la main, lui arracher un œil, ou le menacer de nationaliser toutes ses usines ?
Ou bien, chose plus probable, se contentera-t-il de se féliciter d’avoir inventé un nouveau concept : la «solidarité notionnelle», celle, conceptuelle, distante, non-figurative, idéelle, qui permet de se faufiler entre les gouttes et d’attendre que l’orage passe ?
fRED