jeudi 14 mars 2013

[Nom d'un pape]

Je voudrais faire taire certaines critiques.
Un pape nouveau et tout de suite j'entends ces moqueries : argentin, 76 ans, il a des lunettes,...
Argentin? Alors quoi Ernesto là, le sous-commandant pape de toute une jeunesse il était aussi argentin et cela ne l'a pas empêché de devenir ministre à Cuba.
76 ans? Vous savez quel âge il aurait le Che? 85 ans! (il est né le 14 juin 1928 à Rosario de Santa Fe alors que Jorge lui il est né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires. 
17 décembre? Tout un symbole non? C'est la date de naissance de Claude Nougaro, point cardinal de la chanson. Et surtout la date de l'immolation de Mohamed Bouazizi...
Les lunettes? Il vient un âge où il faut assumer son âge... Et puis le Che français qui est devenu Président de République Socialiste de France lui aussi il a des lunettes. Et tu entends quelqu'un le critiquer?
Je vais vous dire, moi, vous êtes ridicules. Et vous êtes jaloux que notre sainte église vous batte sur votre propre terrain.
fRED

mardi 12 mars 2013

[Humeur macabre]

Un camarade est décédé il y a quelques jours. Je décide de me rendre à ses funérailles à Herseaux (Mouscron). Je pars donc à la recherche, sur internet du cimetière de Herseaux... Je trouve le site de la Ville de Mouscron, quoi de plus simple? Dans les onglets, à première vue il n'y a pas de cimetière : "Vivre à Mouscron", "Jeunesse", "Petite enfance", "Logement", "Sports", "Enseignement", "Tourisme", "Culture"...
Je vais donc utiliser l'outil de recherche. En haut à droite j'introduis "Cimetière" dans la case blanche. Un clic plus loin une fenêtre m’annonce qu'il y a 7 occurrences pour ce terme. Un clic encore et me voici enfin au cœur du sujet : je dois choisir entre ces différentes possibilités, Tourisme & Festivités ; Histoire - Fête de la Main ; Archives ; Bureaux ; Environnement.
Mais il est où ce cimetière?
Je clique sur Environnement, en me disant qu'on n'enterre pas les gens dans les archives, dans les bureaux, qu'on ne les envoie pas faire du Tourisme et qu'on peut difficilement classer les funérailles dans les festivités.
http://www.laprovince.be/sites/default/files/imagecache/pagallery_450x300/111058178_ID6499802_crprgejdelplan_honnelles__H36HG9_0.JPGUn clic, donc. "Déchets / Collectes... A Mouscron, les citoyens peuvent bénéficier de 3 collectes en porte à porte, à savoir : les déchets ménagers, les PMC et les papiers/cartons."
Serge, camarade, s'il te plait attends-moi, je suis perdu!
fRED 

http://www.mouscron.be/622.asp

 

 

jeudi 7 mars 2013

[Région arabe : une « Ola » révolutionnaire]

Région arabe : une « Ola » révolutionnaire

par Luiza Toscane 

Le processus enclenché le 17 décembre 2010 en Tunisie n’est pas retombé ; il n’est pas non plus en perte de vitesse et se poursuit dans nombre de pays arabes. Après la Tunisie, l’Egypte, puis le Yémen, Bahreïn, Libye, Maroc, Oman, Syrie. En 2012, la Ola s’est étendue au Soudan, à l’Arabie saoudite, à la Cisjordanie, au Koweït et à la Jordanie.

Des processus révolutionnaires ?

On assiste à deux sortes de dynamiques : l’une franchement révolutionnaire qui se fixe l’objectif de la fin des régimes, comme c’est le cas dans la majorité des pays qui ont connu des manifestations de rue, et une seconde, réformatrice, qui demande au régime d’entreprendre des réformes. Mais il s’agit de réformes, pour certaines, tellement substantielles et contradictoires avec l’essence même des régimes qu’une dynamique révolutionnaire pourrait s’enclencher dans ce processus. Reste qu’au Maroc, les revendications encore minoritaires « le peuple veut la chute du régime » ou « La République est la solution » progressent, et à Koweït on a entendu parfois « le peuple veut la chute du tyran ». Le seul pays où le slogan « le peuple veut la réforme du régime » n’a pas été transformé depuis deux ans est le Sultanat d’Oman.

mercredi 27 février 2013

[J’vais vous les faire bouffer !]



J’vais vous les faire bouffer !

Lénine disait en boutade  que « l'avant-dernier capitaliste vendrait la corde pour pendre le dernier ». Cette histoire de lasagnes à la viande de cheval en est une belle démonstration.

Faut-il redistribuer les plats trafiqués aux pauvres ? Non. La réponse est non.

Il y a une solution bien plus radicale : les faire bouffer à tous ceux qui ont tirés profit(s) de cette industrie frelatée où chaque bout de gras vendu fait du lard aux porcs de la finance.

Je propose qu’on les gave jusqu’à plus faim de toutes les merdes qu’ils ont mis sur le marché, les pâtes, les pattes, le cheval et la selle en plus.

fRED



P.S. : on en garde une part pour Stéphanie de Monaco qui a déclaré "On souffre de la même manière".

vendredi 22 février 2013

A chaque jour sa provocation…

à quoi sert l'index?
A chaque jour sa provocation…

Après Magnette et Toback voici donc une nouvelle charge contre les travailleurs et leurs organisations. Elle vient de Luc Coene, Gouverneur de la Banque Nationale.
« Il faut donc améliorer la compétitivité. Pour cela, il n’y a pas trente-six solutions. Soit on remplace les gens par des machines, soit on adopte des mesures spécifiques. Lesquelles ?
Tout d’abord, faire travailler les gens plus longtemps. Le gouvernement Di Rupo a déjà adopté des mesures pour porter le taux d’emploi de 67,3 % en 2011 à 73,2 % en 2020. Il faudra faire plus. » nous informe La Libre de ce jour… « Il faut aussi explorer des pistes fiscales et non fiscales. Ou encore tenir à l’œil l’évolution des prix de l’énergie et de l’indexation des salaires. La réforme de l’index va dans le bon sens ».
Au lendemain d’une manifestation colossale qui est passée aux pieds de Monsieur Coene, ses déclarations sonnent comme une nouvelle provocation. Une incitation au gouvernement pour qu’il continue à s’attaquer aux conquêtes sociales.
Venant de la BNB, le message pourrait sembler à d’aucun comme neutre, objectif, technique, bref incontournable. Le gouvernement ne manquera pas d’en souligner toute la pertinence…
fRED


Mais qui est donc Luc Coene ?
Voici sa « carrière » résumée sur le site de la BNB , la carrière de celui  que Wikipedia présente comme une « libéral sans étiquette ».
·      Banque nationale de Belgique: département Études et département Étranger (1973-1979)
·      FMI: Assistant de l’Administrateur belge (1979-1985)
·      Chef de cabinet adjoint du ministre des Finances (1985)
·      Chef de cabinet du vice-premier ministre et ministre du Budget (1985-1988)
·      FMI: Visiting Scholar (1988)
·      Commission européenne: Conseiller économique DG II (1989-1992)
·      Banque nationale de Belgique: département Étranger – Conseiller du chef de département (1992-1995)
·      Sénateur (1995-1999)
·      Chef de cabinet du Premier ministre (Guy Verhofstadt) - Secrétaire du Conseil des ministres (1999-2001)
·      Président du Comité de direction de la Chancellerie du Premier ministre et Secrétaire du Conseil des ministres (2001-2003)
·      Vice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique pour un terme de 6 ans à partir du 04.08.2003
·      Mandat de vice-gouverneur renouvelé pour un terme de 6 ans à partir du 04.08.2009.

jeudi 21 février 2013

[Ça chauffe...]

Ça chauffe...


boulevard de l'Empereur...
« Paul Magnette et Bruno Tobback demandent plus d'honnêteté de la part de la FGTB » titre la Libre d’aujourd’hui. Sont-ils bien placés ces deux-là pour parler d’honnêteté ? C’est une autre question. En gros ils exigent que les travailleurs et leurs organisations se plient au leitmotiv des Partis dits socialistes : « sans nous ce serait pire ».
Depuis plus de 20 ans que les socialistes « sauvent l’essentiel » au gouvernement en « faisant de la résistance », regardez où nous en sommes… L’honnêteté que vous exigez des autres vous est-elle épargnée ? Pourquoi ne pas leur demander, aux syndicats, de reconnaître que Lance Armstrong ne s’est jamais dopé, que la terre est plate et qu’un Pape est toujours jeune, beau et infaillible ? Ça, Messieurs Magnette et Toback, ce n’est pas de l’honnêteté, c’est de l’agenouillisme. Ce qui semble vous gêner le plus c’est que l’action syndicale redémarre contre les mesures d’austérité que ce gouvernement n’arrête pas d’empiler. Les organisations syndicales devraient en tirer une leçon : ils sont sur le bon chemin quand ils partent à l’action. On ne peut rien attendre de vous. Tout ce qu’on a, on l’a obtenu par la lutte.
fRED