
Le texte d’un message que j’ai diffusé auprès de mes amis syndicalistes
Nous nous connaissons. Je suis sûr qu’on s’est déjà croisé dans une manif, une réunion où un piquet de grève. Vous savez que j’ai occupé longtemps des responsabilités syndicales. Je me présente aux élections du 13 juin mais ce n’est pas pour vous appeler à voter pour moi que je vous envoie ce message. En fait j’ai surtout envie de parler de vous : des travailleurs, avec ou sans emploi, qui triment ou qui cherchent; des pensionnés et prépensionnés qui désespèrent, des jeunes qui galèrent. Qui s’occupe de vous ? Les patrons, les banques, les spéculateurs et même les pollueurs ont leurs partis. Mais vous, qui porte vos craintes, vos revendications, vos espoirs ? Avec ses crises -économique, écologique, alimentaire, politique- le capitalisme a démontré toutes ses limites, toute sa barbarie, mais la « gauche molle » a renoncé à le combattre énergiquement, préférant administrer ses dernières volontés. Bref, les travailleurs sont orphelins.
Faites le compte du nombre de fois où l’on vous a raconté des carabistouilles : « sans nous ce serait pire », « il faut voter utile », « sans nous ce sera le bain de sang », « dans un gouvernement on n’est pas seuls », « l’Europe n’est pas de notre côté », … Et chaque fois, cela a justifié des reculs, des renoncements, des défaites : index santé, salaires bloqués, plan global, pacte social, norme de compétitivité, lois liberticides, chasse aux chômeurs, pacte des générations, coupes budgétaires, privatisations et libéralisations,… !
Vous n’avez pas fini d’entendre ces phrases : déjà la publication d’un rapport du Bureau du Plan prévoyant des mesures budgétaires drastiques (64 milliards en 5 ans !) prépare le terrain pour après les élections. L’austérité, les emplois détruits ou bradés, les jeunes sacrifiés, l’augmentation de la pauvreté et la précarité à toutes les sauces, voilà l’agenda des « gros » partis.

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